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SCOT : Gap s'isole, les Gapençais paieront. Nous dénonçons un vote à l'aveugle

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Urbanisme et logement

Le jeudi 17 septembre 2026, le conseil communautaire de la communauté d'agglomération Gap-Tallard-Durance a donné les pleins pouvoirs à son président pour négocier seul la sortie du SCoT (Schéma de cohérence territoriale).

Nous le regrettons profondément, tant sur le fond que sur la méthode.

Sur le fond d'abord, parce qu'à force de vouloir s'affranchir de tout le monde, Gap et son agglomération s'isolent toujours davantage.

L'eau, les transports, le logement, le développement économique, l'aménagement du territoire : aucun de ces sujets ne s'arrête aux frontières de notre agglomération. Nous sommes un petit département et nous aurions besoin de travailler davantage avec nos voisins. Ce soir-là, la majorité a choisi de s'en éloigner.

Et pour quel bénéfice ?

Contrairement à ce qui a été avancé lors de la séance et présenté comme une « victoire », les contraintes nationales ne disparaîtront pas. Le ZAN ne disparaîtra pas. D'autant plus que la sobriété foncière est un enjeu qui doit être intégré aux politiques
publiques. En revanche, nous allons devoir financer de nouvelles études, de nouvelles procédures, de l'ingénierie supplémentaire et, demain probablement, la construction d'un nouveau SCoT. En clair : nous quittons aujourd'hui un outil existant pour payer demain afin d'en reconstruire un autre.

Mais le plus préoccupant reste peut-être la méthode.

Nous avons été invités à prendre une décision lourde pour l'avenir de notre territoire sans véritable analyse d'impact présentée avec la délibération : pas de chiffrage précis du coût du retrait, pas de chiffrage de la création d'un nouveau SCoT, pas d'analyse commune par commune des conséquences sur les documents d'urbanisme et les projets à venir. C'est précisément ce que nous avons demandé avant le vote.

Et tout cela intervient, comme par hasard, à une semaine des élections sénatoriales.

Difficile dans ces conditions de ne pas voir l'arrière-plan politique de cette précipitation. Un sujet aussi important pour les vingt prochaines années méritait mieux qu'un vote organisé dans un tel calendrier, sans étude d'impact complète et sans avoir répondu aux questions les plus élémentaires : combien cela va-t-il coûter ? Combien de temps cela va-t-il durer ? Quelles conséquences pour chacune de nos communes ?

À nos yeux, Gap et son agglomération viennent surtout de se tirer une balle dans le pied : davantage d'isolement, davantage de dépenses et beaucoup d'incertitudes, sans qu'on nous ait réellement démontré ce que les habitants avaient à y gagner.

Nous serons désormais extrêmement vigilants sur les conséquences concrètes de cette décision.